Théâtre · Création 2015

Ce que j’appelle oubli

De Laurent Mauvignier — Mise en scène : Nicolas Berthoux

Ce que j’appelle oubli

« Quand il est entré dans le supermarché, il s’est dirigé vers les bières. Il a ouvert une canette et l’a bue. A quoi a-t-il pensé en étanchant sa soif, à qui, je ne le sais pas. Ce dont je suis certain, en revanche, c’est qu’entre le moment de son arrivée et celui où les vigiles l’ont arrêté, personne n’aurait imaginé qu’il n’en sortirait pas. »

Loin de narrer ou de commenter un fait divers, loin du voyeurisme et d’un traitement faussement empathique, loin d’un pathos qui l’aurait banalisée, la fiction de Laurent Mauvignier est écrite sur une portion de phrase. Une portion prononcée en un seul souffle - un souffle écrit sur soixante pages mais qui dure bien au-delà, un souffle qui ne se perdra ni ne s’éteindra.

Afin d’être au plus près de l’énergie du texte qui pousse les mots hors du corps, le travail scénique s’organise sur le dépouillement, sur la parole simple, sur la parole donnée à écouter, mais avec un corps engagé, un corps qui insuffle les mots.

Cette fiction est librement inspirée d’un fait divers, survenu à Lyon, en décembre 2009.

Coproduction Le Quai – CDN et Le Grand T – Théâtre de Loire-Atlantique.

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